Séance boudoir atypique

Photographe boudoir entre Toulouse et Auch, je vous propose de faire une séance boudoir atypique dans un lieu original, inhabituel. Si un lieu vous parle, alors c’est le bon cadre pour exprimer votre personnalité, votre féminité, votre esprit, votre âme. Aujourd’hui, je voudrais faire une peinture en mots et en images de la rencontre d’un lieu et de son âme de femme. Un boudoir atypique, tout en relief.

Portrait intimiste de femme

Effigie d’un temps passé, projection mystérieuse, elle se dévoile sans dire un mot dans cette usine abandonnée qui ne l’est plus. Elle parle peu, refuse de danser. N’a rien à démontrer ni justifier. Je suis fascinée par sa capacité à ETRE. Simplement. Uniquement. Une incarnation de l’instant présent. Certes, cette capacité nous est donnée à la naissance mais se retrouve bridée chez la plupart des gens. Seuls quelques êtres sur notre route, nous semblent être exactement à leur place, sans jamais avoir besoin de justifier l’inutile.

Elle a apporté ses rêveries dans cet espace arrêté dans le temps. Elle a nourri le vide de ses projets. Chaque objet qu’elle y apporte nourrit son rêve. Et chaque rêve soigne les contusions de ce lieu blessé. Elle vient avec une idée et en repart avec 100 autres. Peut-être que les murs lui parlent ? Que ces lignes abandonnées au sol lui confient des secrets, et les rêves de celles qui ont travaillé ici. Peut-être existe-t-il une communion entre les murs et l’esprit de la jeune femme ?

Mon portrait boudoir de femme

Elle est aussi le symbole de l’humain perdu. L’humanité paumée en chemin, encagée, dans un monde qui crée du cadre et de l’étiquette à l’infini. Cherchant la sortie, cernée par le manque d’air.

Dans les pans délicats de son chemisier blanc elle s’abrite, vulnérable, virginale, surannée. Elle est mélancolie de jeune fille et douleur de femme. Elle est rire éclatant, mordant, gourmand, insatiable.

Parfois son visage se dresse d’un air fermé, elle prend refuge en elle-même et il nous reste cette façade fière qui n’invite pas. Car le désir est à prendre, à retrouver, à inventer.

Mon portrait boudoir atypique

C’est un corsaire des temps modernes, une découvreuse, une exploratrice. Intriguée, elle avance, ne voit pas l’obstacle pourvu que l’intrigue soit fatale, aguichante, particulière. Sa vie ressemble à un cabinet de curiosités. D’ailleurs, si vous ne vous y intéressez pas, vous ne saurez rien. D’une épave, elle fait un royaume, d’un objet une sentinelle, un écrin ou un trésor. Je l’ai imaginée entrant dans une friperie, un lieu où un toi et moi classique ne verrait rien. Je pouvais la voir, sereine mais aux aguets, écumant machinalement les textiles sous la main. Jusqu’à ce que son oeil acéré s’arrête à l’évidence sur une pièce, LA pièce. Parce que c’était elle et parce que c’était elle. La rencontre de l’oubli et du renouveau. Celle qui redonnerait son éclat à ce bout de tissu, ce trois fois rien qui redeviendrait trois fois tout, une fois sur elle et savamment assorti.

Portrait intime de femme

Lorsqu’elle embarque sous sa casquette, tempérament volontaire et aguicheur, elle a cet air gouailleur, un rien je m’en-foutiste qui lui va si bien.  Des éclats métalliques fusent dans son regard. Et l’on plongerait. Pour rien. En fait, elle pourrait être là à réparer des rails, un mégot à la main. Elle pourrait être la Liberté guidant le peuple, la hurlante leader syndicaliste, la vaillante optimiste d’un radeau de la Méduse. Elle pourrait être sur des barricades en 1936 comme une figure de proue en couverture d’un Vogue.

Femme intime

Habillée de sa chevelure d’ambre, ornée de ses lourds bijoux, elle devient un pan d’histoire. Un symbole, une fière statue de sa liberté. Une statue absente. Car ses yeux te parlent de légendes, de mondes d’ailleurs. Que faut-il pour rejoindre ces éthers ?

Enfin, drapée dans son manteau, elle me rappelle l’héroïne d’un roman russe. Elle figurerait sur un camée, l’écho du cœur d’un amant ou d’une amante secrète.

Séance boudoir dans une usine

Et dans ce face à face de l’usine et de la jeune femme, s’immisce la lumière. Brutale, irradiante, blanche. La lumière vient l’habiller et la déshabiller, sans façons. Alors, les cadres des fenêtres se reflètent sur sa peau, dessinant des prisons imaginaires. Mais dès qu’elle bouge, ces barreaux perdent toute rigidité, comme s’enfuit toute étiquette qu’on essayerait de lui coller.

Séance boudoir dans une usine désaffectée

Elle connaît cet espace insolite, brut, nu. L’usine. Elle l’a déjà parcouru en long et en large. Elle est une des âmes qui habite l’usine. Sa présence incongrue enchante le lieu. Le ranime. Le ramène à la vie. L’éclat de sa jeunesse nonchalante réveille les traits usés de la vieille usine.

D’ailleurs, les rayons de lumière qui traversent les rangées de fenêtres se posent sur sa chair pâle et jeune sans pouvoir lui faire offense. Lorsqu’elle a posé sa peau tendre, douce, lisse et chaude contre le sol cimenté, dur, rugueux et froid, c’était comme une complémentarité. Une beauté. Une évidence. Les lignes de ses mains se prolongent dans les graffitis du sol. Ainsi, l’histoire continue de s’écrire.

Portrait de femme

De la robe fleurie à la peau caramel, du manteau mystère au chemisier innocent, de la gapette gouailleuse à la nudité joyeuse, un personnage se dessine. Elle est un terroir de rêves en friche, un camée délicat, une Vénus qui a tous ses bras. Elle n’est l’ornement de personne. Elle se suffit, nourrie des autres. Elle n’est pas la femme de… elle est la femme. Tout court.

 

Alors, si vous aussi avez envie de réaliser un projet de séance boudoir atypique, contactez-moi. Nous trouverons ce lieu qui vous va si bien, et en images et en mots nous raconterons ce que vous êtes ce qui vous fait.